L’électeur Teflon

La formule est à la mode dans les médias depuis quelques mois. À voir les élus multiplier les gaffes sans en subir les consequences, on les a affublés du surnom de Teflon, ce matériau qui nous permet de faire la cuisine sans que ça ne colle.

Teflon Jean Charest a obtenu un gouvernement libéral majoritaire malgré les multiples fautes de parcours de son equipe. Teflon Gerald Tremblay est rentré à la mairie de Montréal malgré toutes les malversations qu’il a eu à nier en pleine campagne électorale. Maintenant, on commence à nous servir du Teflon Stephen Harper pour expliquer comment son parti arrive à se maintenir dans les sondages malgré tous les scandales qui le frappe à répétition, les milliards des avions militaires, les dépenses occultes du G8, l’outrage au parlement et autres turlupines.

Les chroniqueurs politiques qui en viennent donc à la conclusion que nos dirigeants sont dotés de pouvoirs surnaturels font cependant abstraction de la variable commune dans ces équations : l’électeur.

En effet, contrairement à ce qu’il est trop commun d’accepter comme vérité immuable, la grande majorité d’entre nous ne sommes pas dupes. Nous reconnaisons trop bien les scandales qui hantent nos nouvelles à tous les jours et les parties qui en sont responsables. Seulement, la goutte a fait déborder le vase depuis bien trop longtemps et nous avons développé une belle patine qui nous imunise contre toute cette ribambelle de bêtises. À tort, certains l’appellent cynisme, moi je le nomme Teflon!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *