Une solution politique

Dans le débat sur la hausse des frais de scolarité, j’ai d’abord applaudi la décision de la Coalition élargie pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) de demeurer non-partisans. Il s’agissait alors d’une condition sine qua non pour éviter de couper les ponts lors d’une négociation avec le parti au pouvoir au gouvernement. La partisanerie n’aurait pu que nuire à une discussion rationnelle et juste.

Seulement, le problème n’est plus rationnel. Les arguments des étudiants ont été présentés et rejetés du revers de la main par la Ministre Beauchamps et le gouvernement Libéral dans son ensemble. Le gouvernement s’est chargé lui-même de dynamiter les ponts. Il n’en démord pas et entend continuer sa sappe des services publiques lancée en santé et en construction. Pour le parti Libéral du Québec, le salut de l’état, c’est la privatisation.

Si le problème n’est plus rationnel, il est dès lors politique. À problème politique, solution politique.

Il est grand temps pour le mouvement étudiant de changer son fusil d’épaule et de trouver des appuis chez les partis politiques, particulièrement à l’aube d’une nouvelle campagne électorale.

Les ponts sont coupés avec les Libéraux et François Legault et la CAQ ont déjà pris position contre les étudiants. Pauline Marois a pris position contre la hausse mais les étudiants peuvent-ils vraiment faire confiance à la « dame de béton » qui les a déjà forcé à battre le pavé lors de la grève de 1996 ? Si le Parti Québécois est prêt à s’engager à ramener les frais de scolarité aux niveaux précédant l’arrivée du gouvernement Charest au pouvoir, les étudiants auront trouver leur cheval de bataille. Autrement, il leur restera Québec Solidaire, le seul parti à les appuyer sans réserve dans leur bataille.

Le 22 mars 2012, le mouvement étudiant va atteindre son apogée avec une grande manifestation. Mais qui dit apogée, dit déclin et le support à la grève va s’étioler à mesure que les étudiants vont constater que la perte d’une session leur coûterait autrement plus cher que l’augmentation prévue. Le gouvernement y compte. Les associations étudiantes doivent absolument préparer la prochaine étape de leur combat avant que la cause ne s’essouffle et qu’on ne se démobilise.

2 réflexions au sujet de « Une solution politique »

  1. Bonjour, j’ai trouvé un Philippe Gaboury sur Facebook mais je n’arrive pas à lui écrire. Je crois que vous êtes le même sur ce blog… Je cherche depuis longtemps le vieil ami que j’ai connu et avec qui je jouais dans les cours de chimie… Est-ce vous? Je sais , je suis hors sujet avec votre article…

    1. Bonjour Jean-François!

      C’est bien moi que tu cherches alors de grâce!!! cesse de me vouvoyer. Je t’ai envoyé une requête d’amitié sur Facebook. Mes paramètres de sécurité ne laissent que des amis de mes amis Facebook actuel voir mon profil.

      T’es bien chanceux que j’ai vu ton commentaire ici. Je ne viens que très rarement!

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